DU WHITNEY A INDEPENDANCE

DU WHITNEY A INDEPENDANCE

Après la petite gâterie du Mont Whitney nous voilà repartis direction Independance / Bishop

Cette portion du parcours nous ferra passer par Forester Pass, c’est le point culminant du PCT 4009m (le Mont Whitney ne fait pas partie du parcours officiel).

Là, pour le coup, on a de l’eau à ne plus savoir qu’en faire ! Pour traverser rivières et torrents, il nous arrive d’avoir de l’eau jusqu’à mi-cuisse. Avec le poids du sac et la puissance du courant on a intérêt à tenir l’équilibre sinon c’est le bain glacé assuré. Beurk !

Quand le chemin est visible il est transformé en cours d’eau, sinon il faut le chercher, grâce au GPS, car enseveli sous la neige. Lorsque l’on traverse les ponts de neige on n’est pas du tout rassuré quant à la solidité de ces édifices. D’ailleurs j’en ai traversé un juste au moment de son écroulement, bilan je me suis enfoncé jusqu’à la taille et j’ai tordu mon bâton. Heureusement plus de peur que de mal ! Et puis après, va s’y pour te sortir de là avec le sac sur le dos ! D’où l’avantage d’être plusieurs.

FORESTER PASS

Pour affronter ce col mythique nous avons bivouaqué au pied du couloir à franchir. Mon matelas gonflable à rendu l’âme, je dors presque à même la neige, isolé du froid par mon tapis de sol. Mauvaise nuit pour mes vieux os ! Le départ se fait bien avant l’aube à la frontale (rien de plus classique!) pour bénéficier d’une neige dure. Nous serons récompensés par un magnifique levé de soleil. Instant magique, malgré la tension palpable pour quelques-uns d’entre nous. Arrivés au col séance de photos obligatoire, il faut quand même immortaliser ce moment, on l’a gagné après tout !

Après Forester le groupe se sépare, je pars devant avec Sébastien pour rejoindre Kearsarge pass, Independance et Bishop. Les autres ont pris plus leur temps pour passer rivières, ponts de neige et torrents. Moins à l’aise ou moins casse cou. Sur ce tronçon nous croisons des randonneurs à la journée qui font du ski ! C’est vous dire comme il reste encore pas mal de neige! C’est vrai qu’on est quand même dans la Sierra Nevada qu’on peut traduire par « chaîne de montagnes enneigées ».

Nous (2) arriverons un jour plus tôt que les autres à Bishop. Ça fait longtemps que je ne m’étais pas retrouvé dans une ville aussi grande, environ 4000 hab quand même ! Trop de bruit, trop de monde, trop d’effervescence, trop cher… Hou là vivement le retour sur le chemin !

 

2 réflexions sur “DU WHITNEY A INDEPENDANCE

  1. Jean Marc

    merci pour tous tes témoignages; personne ne doute de ton courage mais là je dois dire chapeau bas à Notre Marcheur qui a défaut d’être député représente notre France au pays de l’oncle Sam
    Franchement, tu m’impressionnes car ce que tu veux tu le fais, un moral d’acier, une condition physique au top, admiration admiration sont les mots qui me viennent

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *