DUNSMUIR / ETNA

DUNSMUIR / ETNA

Je tiens ma moyenne de 40 km/jour (160 km pour 4 jours). Encore un tronçon sans beaucoup de contact avec la civilisation, c’est la wildlife. Le dénivelé à la journée redevient important entre 1200 et 1500 m. A un peu plus 2000 m d’altitude les nuits sont un peu plus fraîches.

Je suis passé par différents sites naturels tels que :

  • CASTLE CRAGS caractérisé par des flèches de granit de près de 1800 m de haut.
  • TRINITY ALP qui recèle un nombre important d’espèces de conifères différentes. C’est un site exceptionnel du point de vue de la botanique et parsemé d’une myriade de lacs. La présence de profonds canyons, d’une végétation abondante et de ressources en eau permettent le développement d’une faune conséquente. Je croise souvent des cervidés qui déambulent sur le chemin. Certains hikers ont observés de loin des ours noirs – c’est pour cela que souvent, quand je mange le soir, je marche encore quelques miles pour ne pas être au même endroit pour dormir.

DES NUITS INSOLITES

J’ai vécu un drôle d’expérience durant une des nuits en bivouac et ce soir là je ne regrette pas d’avoir monté ma tente ! Bien calé dans mon sac et sur le point de m’endormir, j’entends du remue-ménage non loin de titine (la tente). Sur le coup mon pouls s’est un peu accéléré! « Purée, pas un ours! » fut ma première pensée. Quelques minutes de tension silencieuse de mon coté puis je me suis décidé à faire du bruit pour éloigner le fauteur de trouble. Peine perdue ! En prenant mon courage à deux mains je suis sorti de la tente et j’ai balayé les alentours avec le faisceau lumineux de ma frontale. C’était un troupeau de cervidés …ouf!! J’ai quand même passé une nuit blanche, ils ont fait du tapage nocturne toute la nuit ces bestiaux!!

Une autre mésaventure : je me couche un soir après une journée harassante, m’écroulant littéralement sur mon matelas, il devait être à peine 18h30. Je suis réveillé par une envie pressante et, en sortant de la tente, il y avait encore de la clarté. Persuadé que le jour se levait, dans ma tête je m’apprêtais à remballer mon bardas, je jette un œil sur ma montre : il n’était même pas 22h!! C’est vrai que mon corps avait trouvé la nuit un peu courte, aussi sec nous sommes allés nous recoucher (moi, mon corps et ma tête)!!!

ETNA

En descendant sur Etna, j’ai croisé quelques vieilles connaissances. Compagnons de routes éphémères mais que je retrouve à l’occasion d’un bivouac ou d’un arrêt en « ville ». Ils sont sur le départ ou ils arrivent, mais nous ne sommes jamais très loin les uns des autres. A ce stade les filles se font beaucoup plus rares sur le PCT. C’est quand même une expérience éprouvante, pour le corps au moins.

Etna est située à 900 m d’altitude : je peux vous dire qu’il fait une chaleur ici ! Même assis tu dégoulines ! Je me suis baigné tout habillé sur le chemin , 20 minutes après j’étais sec… Mon bain n’a pas suffit à neutraliser les odeurs « d’homme des bois » que je dégage je crois, parce que arrivé en « ville » quelques chiens m’ont suivit de prés, sans agressivité, mais ils se concentraient sur mes pieds. Faut dire que mes chaussures commencent à présenter des trous d’aération non prévus par les équipes de conception de « chez machin ».

Bon arrivé a Ashland je vais chez le coiffeur et je vais m’acheter des chaussures de trail (pour faire l’Oregon au moins). Mais ça c’est dans environ 6 jours.

Bye, Bye

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